Initié par Angoulim, collectif de défense de la ligne Angoulême Limoges, très rapidement rejoint par plusieurs autres structures du massif central (par exemple le collectif AuRAil) mais pas que (exemple du Réseau européen #enTrain), le mouvement de la Colère des sans trains de Nouvelle Aquitaine et du Massif central a vu le message de son premier rassemblement, à Limoges le 31 janvier dernier, largement relayé par la presse nationale, une participation de près d’un millier de personnes et 37 organisations signataires de son appel.

Dès le lendemain de cet événement le mouvement s’est fixé pour objectifs :
- de regrouper plus de structures dans toutes les régions
- de s’étendre sur le plan national
- de s’attaquer en priorité à la loi-cadre sur le financement des transports
- de se faire plus connaître et reconnaître
- de se doter d’une équipe administrative réduite afin de décider et d’agir rapidement
Les outils de partage
Parmi la mise en place d’outils de communication en temps réel et différé, un site web a été créé qui reflétera les actions actuelles et fournit rapidement aux journalistes les éléments essentiels, communiqués de presse, éléments photos, logos etc.
Les travaux en cours, urgents…
D’abord et surtout la loi-cadre de financement des transports, qui au début devait s’attacher uniquement au ferroviaire mais qui, sous la pression des lobbies, et le gouvernement français actuel y est très sensible, incorpore maintenant le routier, le fluvial, et autres…
Cette loi-cadre doit pour la première fois graver dans le marbre pour des périodes longues, les systèmes de financement des infrastructures de transports, après les discussions de fin 2025 intitulées « Ambition France Transports » qui ont vu participer, élus, régions, usagers, mais aussi d’autres catégories concernées comme les transporteurs etc. Discussions au cours de laquelle certains principes forts ont été tranchés et demandés en faveur du financement du ferroviaire notamment par les régions, c’est-à-dire la reprise en main de l’Etat sur les infrastructures, comme celà est le cas dans tous les pays.
Or plus le temps avance, plus on s’aperçoit que le projet de loi-cadre en question ne traite même plus du tout du financement des lignes dites « petites », celles que nous appelons les vaisseaux qui alimentent les grandes artères que sont LGV et autres grands axes. A aucun moment dans le projet de 360 pages il n’est question du réseau ferroviaire structurel historique. Et donc plus personne ne voulant les financer on court directement vers la fermeture de plusieurs dizaines d’axes.
Les territoires ruraux étant irrigués en majorité de ce type de lignes, les Sans trains ont donc interpellé d’abord les sénateurs, auxquels ce projet de loi sera soumis en avril 2026 puis les députés qui travailleront dessus normalement en juin de cette année, en leur proposant des amendements à apporter à ce texte ainsi qu’un soutien à leurs assistants parlementaires.
L’organisation interne
Un mouvement qui se veut rassembleur tel que que celui ci n’a guère le choix que d’adopter une structure légère, souple, comme le collectif. Système qui a ses défauts, convenons en. Aussi il a été mis en place une Charte minimale que tout membre doit adopter.
Egalement, comme il est dit plus haut une liste restreinte de porte-paroles a été établie, au nombre de 4. Ils constituent aussi l’équipe administrative qui fait fonctionner le mouvement.
L’extension du mouvement
Tous sont conscients que l’interlocuteur essentiel est l’Etat qui ne veut plus assurer son rôle dans le ferroviaire. Dans cette optique l’extension du mouvement au plan national paraît indispensable, tant nous nous apercevons que tout provient du problème d’abandon ou de volonté farouche de se débarrasser du ferroviaire de la part des gouvernements successifs et celui actuel en particulier.
On peut rejoindre les Sans Trains ici.
Le Réseau #enTrain s’aligne sur ce collectif dans ses demandes, ses réflexions, ses constats et agit comme tel en regroupant des associations de plusieurs pays européens.
Le Réseau #enTrain était bien représenté…


